Moi et mes amis étions retenus prisonniers. De temps en temps, un bourreau venait, prenait l’un de nous et l’emmenait dans un endroit sombre d'où il ne ressortira jamais. De notre cellule, petite et sombre, ou filtrait quelques courants d’air, nous entendimes de longues secondes les cris de douleur et de souffrance de nos compagnons torturés. Une fois ces cris tus, le bourreau enlevait de nouveau l’un d’entre nous. Cela dura beaucoup de temps, Plusieurs heures. Soudant, un grand bruit et des tremblements, nous étions en train de nous déplacer. Les filtrations d’air se faisaient plus fortes, et la lumière revint d’un seul coup, comme a la sortie d’un tunnel. Elle nous brûlaient tellement elle était vive. Des bruits confus nous parvenaient, mais il était impossible de dire ou nous étions. Et puis soudain, une bourrasque beaucoup plus violente que les autres emportât la majeur partie d’entre nous. Pendant le temps ou nous étions dans les airs, hors de la cellule, on a pu entendre notre bourreau lâcher un juron de colère en voyant cette providentielle évasion. Quelques secondes après, nous atterrîmes dans un lac. L’eau amortit notre chute, nous empêchant ainsi de nous fracasser contre le sol. Le bourreau se retourna et nous regarda de haut, puis, comme dégoutté a l’idée de nous ramasser, il tourna les talons et partit.
Deborah – Ah, fallait faire attention !
JC - C’est pas de ma faute, dit il en riant, c’est le vent qui les a emportés, et ils sont tombés dans l’eau !
Deborah – Regarde, tu as bien perdu la moitié de tes pop-corns !
Les premiers rayons du soleil printanier la ville de Payon venaient caresser les joues dune jeune fille assoupie sous un arbre. Ces cheveux blonds reflétaient les rayons du soleil et flottaient doucement aux grés des brises légères. Derrière elle, sommeillait un gigantesque animal à la fourrure gris argentée, marqué à la tête dune cicatrice en forme de croix, témoignage de rudes batailles. Le souffle léger de laigle endormit, perché sur les épaules de son amie et maîtresse laisse transparaître une quiétude que lon devine rare chez eux, car tel est la vocation daventuriers dans le royaume de Rune-Midgar. Doucement, le soleil se dresse dans le ciel et es habitants sortirent doucement de leurs songes. Les façades chauffées et les chemins tranquilles invitaient au calme, et seul le bruissement des arbres interrompt parfois la tranquillité environnante. Un hérissement de sourcil renseigna que le temps des songes est terminé : Silmarwen est sur le point de déveiller.
Je sortis doucement de ma torpeur pour ouvrir les yeux complètement. Le hululement, un bruissement daile suivit une légère brise, et Shima, senvola dans le ciel pour me surveiller. Adossée à un arbre, jessayai de me relever, mais un loup de 100 kilos sy opposa : encore endormit, Okami mempêchais de me relever. Une légère caresse derrière loreille le tira des bras de Morphée. Il me regarda du coin de lil, et se mis en marche. Même apprivoisé et très amical, la silhouette dOkami est très imposante et éveille chez les passants une certaine crainte, bien vite apaisée a ma vision. Je suis très connue à Payon, jy ai passé toute mon enfance. Ce qui nest pas le cas dOkami que jemmène avec moi depuis deux semaines seulement. Les gens nont pas encore eus le temps de shabituer à mon nouveau compagnon. Je croise quantité de visages familiers, tous me saluent, ou madressent un signe de tête. Les enfants me connaissent tous, car malgré mes 19 ans, je suis resté une grande enfant et il marrive encore de jouer à leurs jeux pour leurs plus grands plaisirs et le mien. Il y a un an, un Savage a attaqué le village et détruit un entrepôt de blé. Deux gardes ont étés tués, et si je nétais pas intervenue, la famille qui y résidait risquant à son tour de rejoindre les infortunés gardes a Nifelheim. Une flèche bien placée la rendu boiteux et malhabile, la suite a été assez simple, car je me déplaçais bien plus vite que lui. Jai attendue que lanimal, a bout de force, soit a terre pour lachever. Depuis ce jour, je suis devenu une sorte dhéroïne dans Payon. Cependant, il marrive quelque fois de regarder lextérieur de la ville avec envie. Cela va faire deux ans de Filraen est partit pour la capitale, et depuis, je nai reçus pour nouvelle de lui, que quelques ragots de marchants ambulants relatant la venue providentielle dun petit génie des potions dans leurs guildes. Que jaimerais le retrouver à la capitale, lui qui ne savait pas marcher dans la forêt sans trébucher sur une racine sortant du sol, je le voyais mal se débrouiller seul dans une aussi grande ville que Prontera. Quand il était avec ces parents à Alberta, il passait son temps à bouquiner, il nest pas fait pour la bagarre ! Jaimerais tant le retrouver, lui fournir laide et la protection nécessaire pour ces recherches, comme quand nous étions petit
Depuis 20 ans que je suis sur ce vaisseau, je ne me suis toujours posé la question. Un jour, trouverais-je un nouveau monde ? Depuis ces 20 ans de recherche sans succès, de coup bas de certains membres de l’équipage,de déceptions, de leurres et d’idées fausses, je touche enfin au but.
Ma première impression était l’inquiétude. Je pensais que j’étais devenu fou. Car même entouré de centaine, de milliers d’hommes, je restais le seul à en percevoir sa présence.
La première fois que je m’y suis aventuré, j’en suis ressortit revigoré, plus fort. Comme si ce monde, emplis d’une force mystérieuse, me léguait sa puissance. Depuis, j’y retourne régulièrement, découvrant jour après jours les possibilités infinies. Un être y a vu le jour récemment : Misha.
Elle ne peut sortir de ce monde, mais elle m’aide et m’épaule chaque jour. C’est devenue pour moi une sorte de grande sœur, une personne que j’aurais toujours voulu avoir a mes cotés, mais que la vie ne m’a jamais offert.
Depuis 20 ans que je suis sur ce vaisseau nommé la terre, ce monde immense m’aide à tenir, les nombreux jours ou je me sens seul, fatigué ou au désespoir.